
by Paul Ben-Itzak
Copyright 2021 Paul Ben-Itzak
On était vendredi. C’était l’heure du crépuscule. J’étais en train a causer avec mon voisin Ferdinand (pas son vrais nom), a qui je viens de demander de me raconter son expérience pendant la guerre à Algérie. Conscrit entre 1955 et 1958 — “C’est Mitterrand qui m’avais envoyé !” — il a vu des copains mourir à ses cotes et il a du tué. “Quand vous tombe dans un embuscade,” vous ne pouvez pas faire autrement.
— Macron n’avais pas du demandé pardon de l’Algérie !, Ferdinand a déclaré.
— Mais Ferdinand, le présidente n’a pas demandé pardon. (Du fait, à mon connaissance il a fait presque le contraire, en effet expliquant qu’en ce concerne l’histoire entre nos deux payes, on devrait aller au-delà des questions de pardon.)
— Macron, c’est un juif ! Comme Sarkozy.
Et voila, nous y sommes, j’avais pensé, frappé tout de la même. (Ca fait sept ans qu’on se connait, le Ferdinand et moi, et nos rapports ont toujours était des plus amicales.) Parce que bien évidement, c’est les juifs qui sont à blâmer pour et qui sont a l’origine de tout les maux du monde – car cette ‘pardon’ (pardon fictif !), s’était aux yeux de Ferdinand une mauvaise idée.
— Ferdinand, je suis juif.
— T’es juif? Juif américaine !
Comme si ce n’était pas pareil. (Ou, comme un ami m’avais dechiffré âpres — avec ironie — “Parce que bien sur les juifs américaines, ils sont forte dans les affaires.”)
En suite, bien sur que Ferdinand a essayé de revenir sur ses mots, de faire marche arriere, dans la façon d’usage, genre: Je n’ai rien contre les juifs, le monde est fait de tout, il y a même des policiers algériens a Marseille….
Mais ce rétréci ne m’a pas empêché de réfléchi: C’est de cette optique la, cette état d’esprit – cette ressentiment ‘latent’ envers les juifs, ce tendance de les blâmer pour tout les maux dans le société — qui était née la complaisance des certains françaises (et pas que des françaises, on a vu le même chose dans l’Italie, par exemple) face à la déportation, face a la collaboration de Vichy dans (comme Jacques Chirac a reconnu a le Vel d’Hiv en 1995) le nom de la France. C’est-à-dire que s’ils n’ont pas collaboré activement avec Vichy et les Occupants, ils n’ont rien dit ou fait pour les contre.
Et Ferdinand, a ton “Macron, c’est un juif !” j’ai envie de répondre:
Et Max Jacob, compagnon de route de Cocteau, Picasso, et Apollinaire, chrétienne converti depuis plus de 30 ans, morte à Drancy avant qu’on aurait pu le déporté, était (vu comme) juif.
Et Irène Nemirovsky, grande conteuse de l’exile de 1940, déjà romancier connu et edité par Albin Michel, arrête en ’42, deporté, et en suite morte dans les camps, était juif.
Et Robert Desnos, grand poète, arrêté et en suite morte dans les camps, était juif.
Et Anne Frank était juif.
Et le Capitaine Dreyfus (dont la nièce Julie a était arrêté et qui était morte dans les camps), était juif.
Et Léon Blum, emprisonné malgré le fait que c’était un ancien président du conseil, était juif.
Et John Franklin, mon prof de civisme au lycée, survivant d’Auschwitz et qui nous a dit qu’il croit dans le statue des limitations (le proscription), même pour les allemands qui lui ont fait ca a lui et ses parents, et qui en suite est devenu prof d’Allemande, était juif.
Et Paul Cenac, qui a tant travaillé pour restorer la langue allemande du mal que les Nazis l’a fait dans sa poésie avant de se suicidé en 1970, était juif.
Et Romain Gary, vrais auteur de “La vie devant soi” et Compagnon de la Liberation, était juif.
Et Chantal Akerman, elle aussi suicidé (chez les enfants des survivants de la Shoah, c’est connu comme phénomène), était juif.
Et mon dentiste, qui a perdu sa cousine — donné par un bon français a Paris et dont la mère a essayé de se suicider en sautant de la fenêtre de sa chambre, depuis devenu le cabinet de mon dentiste, ou il a si bien soigné mes dents et, en passant, mon âme — est juif.
Et Ofra Haza, était juif.
Et Joe Mazo, un de mes mentors journalistique.
Et Sammy Davis Jr.
Et Serge Gainsbourg (qui a essayé de draguer la petite-amie de Sammy Davis Jr.).
Et mon grand oncle Sammy, qui a entre dans le légende familiaque âpres avoir fouetté un chauffeur a Miami qui l’a salué comme “sale Juif.”
Et Morris Hertzon, mon grand-père, si fière quand j’ai eu mon bar-mitzvah tardif a 16 ans a Miami Beach, grâce a lui.
Et Allan Sherman, l’auteur de “Hello Muddah, Hello Faddah,” chanson comique mythique des camps des loisirs juifs américains.
Et Edward G. Robinson.
Et Leonard Cohen.
Et Bob Dylan.
Et Camille Pissarro.
Et Edward Winer, mon père.
Et Eva Wise, ma mère.
Et Shirley Hertzon, sa mère a elle.
Et Max Winer et Shirley Winer (juif, il semble, d’origine Iranien ou Turque), mes grand-parentes cote père.
Et Donna Berman, ma rabbin mode Joni Mitchell a Princeton.
Et Art Spiegelman.
Et Rebecca Stenn.
Et Annette Clark, ma parraine.
Et sa cousine Gloria Lyon, qui m’a raconté, quand je lui a interviewé pour le New York Times, comment, en route pour un campe de la morte, elle s’était sauvé en sautant d’un chemin a fer tout nu, et qui a prise comme devoir de partage ses expériences avec les écoliers.
Et tout ces enfants poètes – artistes au Campe « modèle » de Terezin – auteurs du livre illustre post-hume « J’ai jamais vu une autre papillion. »
Et Humphrey Bogart.
Et Benjamin Stora, grand chercheur français – et enfant de Constantine, grande ville cosmopolite algerien — qui a fait tant des travaux pour éclairir les rapports entre la France et l’Algerie depuis des années.
Et mon amie, grande artiste-militant a Belleville, KM. (Je don que ses initiales car, figurez-vous, Ferdinand, même si j’ignore si c’est son cas, les juifs et juives françaises ont tendance de se cache, même trois-quarts d’un siècle âpres le Shoah. Au cause des gens comme vous qui sont prête a les faire porter tout les maux du monde, de les juger envers leur identitie ethnique et pas leurs actes.)
Et il y avait Kolya, lui aussi était juif, avant que on l’a lâchement assassiné.
Kolya, ado doué et douce, d’origine (comme mes ancêtres et comme La Nemirovsky) Ukrainien qui avais l’habitude de jouer avec ses camarades autour de la fontaine bleue mosaïque au milieu de le Square Albin Cachot en 13eme, ou j’ai eu ma première ‘crèche’ a Paname. Apres qu’on — j’ignore si c’était le Gestapo ou les gendarmes françaises – l’a arrêté, le Kolya, ses camarades l’a maintenu en vie dans leur façon dans leurs journaux a carnet. (Mode: “J’ai vu Kolya aujourd’hui blvd Arago.” “Kolya avais un drôle d’expression cette aprèm quand je l’ai rattrapé rue Glacière.”)
Et finalement, Ferdinand, il y avait le roi de Danemark, qui a manifesté son solidarité avec les citoyens juifs de son paye pendant l’occupation (et j’en suis certain qu’il y en a beaucoup qui ont fait pareil en France) en portant un étoile jaune sur son épaule.
Et il y a mezig, Paul Ivan Winer Ben-Itzak, ton voisin, qui suis juif (même si je préfère m’identifier comme citoyen du monde ou, si on insiste a me donner un etiquette, San Franciscan… et Périgourdin comme toi.)
Et pour Emmanuel Macron, j’ignore s’il est juif ou non, et je m’en fou. Mais je l’aime. Je l’aime car il a du courage.
Et toi, Ferdinand, qui êtes vous?


Often lost among the quarrel between the Abstracts and the Figuratives of the 1950s (and the critical partisans of their schools) was the achievement of work which — sometimes depending on the eye of the viewer — traversed both terrains. Thus it is no surprise that for an exhibition which by its name alone, Animal Totem, promises a degree of concreteness, the Galerie